________Voici une petite histoire. Cette petite histoire parle d'une petite fille. Elle a neuf ans. C'est encore une enfant. Et l'enfance est synonyme d'innocence. Elle vit au Brésil, un pays qui émerge et qui s'industrialise. Elle n'a que neuf ans. Elle vit avec sa mère et son beau-père. Et elle vient de se faire avorter. A neuf ans. Car depuis qu'elle a six ans, elle se fait violer par son beau-père. Et dans le meilleur des mondes possibles, elle aurait été retirée de cette famille. Son beau-père aurait immédiatement été jugé et condamné à la prison à vie pour cet acte inhumain. Sa mère aurait été jugée car elle n'a rien dit, elle a laissé faire. Mais voilà. Nous ne sommes pas dans le meilleur des mondes possibles. Nous sommes au Brésil, XXIe siècle. Et à notre époque, la vie d'une petite fille importe peu à l'Église catholique. Cette Église qui menace d'excommunier la fillette, sa mère, et les médecins qui ont procédé à l'avortement. Car il est tout à fait logique que " l'avortement soit plus grave que le viol ". Et c'est tout à fait normal que le beau-père, lui, ne soit pas condamné par cette Église, car, après tout, lui, il a presque donné la vie, et ça, c'est magnifique, n'est-ce-pas ? Après tout, pourquoi jugé un homme qui aurait fait son devoir ? L'Église brésilienne est soutenue par le Vatican, ce qui est logique. Et puis c'est évident que la petite de neuf ans aurait du avoir ces bébés, bien qu'elle en serait morte obligatoirement, son corps ne l'aurait pas supporté, trop jeune pour être mère. Pourtant, les préceptes de l'Église stipulent que l'avortement est toléré quand la vie de la mère est menacée. Quid de la situation de la petite brésilienne ? Et donc, quid de l'hypocrisie de tous ces hommes d'Église ? Voilà la magnificence de cette Église, qui condamne aussi l'homosexualité, qui refuse la contraception, puisqu'après tout, seuls les homosexuels peuvent avoir le VIH ou autres MST, et que c'est mal d'avorter, et que tomber enceinte, c'est magnifique, même quand on a que neuf ans, qui parfois parle en l'honneur du négationnisme (n'est-ce-pas Mgr Williamson ?), et j'en passe. " Aime ton prochain ", à condition qu'il ne soit pas homo, bi, qu'il n'est pas avorter, qu'il n'est pas aidé à avorter, qu'il n'utilise pas de moyens de contraception, et qu'il prie chaque jour son bon petit Dieu qui lui, tolère son mode de vie. Bien évidemment, je suis consciente que tous les catholiques ne sont pas comme ça, certains peuvent même être plus ouverts et tolérants que moi, je ne le serai jamais. Mais le fait est que l'intolérance, la stupidité sont toujours présentes, et malheureusement, pas que dans la religion catholiques ou même en dehors de la religion, et ce, pour un bout de temps encore.
GLOIRE AUX HOMMES.